Accueil / DOSSIERS / Startup : 5 idées reçues sur la levée de fonds
Start up, levée de fond

Startup : 5 idées reçues sur la levée de fonds

Par Xavier Milin, expert de la levée de fonds chez 1001startups, une plate-forme d’experts, de ressources et de conseils pour les entrepreneurs. Il livre ici 5 dangereuses idées reçues sur la problématique de levée de fonds au niveau des start up.

#1 Lever des fonds sur une idée, c’est possible

Très souvent les entrepreneurs pensent démarcher des investisseurs avec une idée. Nous avons déjà entendu « mon idée vaut plus que Google et Youtube réunis ». Rien que ça. Premièrement, une idée ne vaut rien, car seule son exécution compte. Aussi géniale soit-elle, il semble impossible qu’à l’échelle mondiale, vous soyez la seule personne à avoir eu cette idée.

Deuxièmement il est très rare que les business angels et VC investissent sur une simple idée… sauf si vous vous appelez Elon Musk. En règle générale, la levée de fonds n’intervient qu’après une première validation du concept auprès de la cible et des signes forts de traction (croissance du chiffre d’affaires, du nombre de clients, de visiteurs, d’inscrits, etc), pas avant.

#2 Toutes les startups lèvent des fonds

Faux. En réalité, moins de 5% des startups qui cherchent à lever y arrivent ! Et même si le nombre de levées de fonds et les montants annoncés par les médias font tourner la tête, ce n’est en rien un passage obligatoire. Certains entrepreneurs font délibérément le choix de ne pas lever de fonds pour rester maître de leur destin à 100%.

C’est notamment le cas d’Ulule, la célèbre plate-forme de crowdfunding française. Pour financer son développement, la startup a lancé une agence de référencement. Celle-ci lui a permis de générer du cash, tout en faisant avancer Ulule pour atteindre le résultat que l’on connaît aujourd’hui.

#3 Pour 300K euros, c’est facile !

Aucune levée de fonds n’est facile. Entre 100 et 400K euros, vous êtes dans le champ d’action des business angels, mais peu de business angels disposent de telles sommes. Le “ticket moyen” par investisseur se situe entre 5.000 et 20.000 euros selon les réseaux.

Si la réponse est favorable, un seul réseau de business angels pourra probablement réunir quelques investisseurs, mais il vous faudra ensuite très probablement séduire d’autres réseaux pour pouvoir lever l’intégralité des sommes recherchées.

#4 Lever des fonds, c’est rapide

Pour beaucoup de startups « l’objectif est de lever des fonds dans 3 mois ». Il faut savoir que même si toutes les conditions sont réunies – une équipe, une idée validée, une vision, un marché conséquent – un processus de levée de fonds dure entre 6 et 12 mois. Ce type de financement doit donc s’anticiper pour éviter de retrouver une trésorerie qui flirte avec le zéro, mais aussi pour y consacrer des moyens humains, car lever des fonds est un job à plein temps.

#5 Lever des fonds, c’est forcément réussir

Non, lever des fonds n’assure pas le succès, au contraire… HomeJoy (38 millions de dollars levés), Quirky (185 millions) et WebVan (800 millions) en sont les meilleurs exemples. Ces startups, malgré leurs levées de fonds respectives faramineuses, n’ont jamais réussi à trouver un modèle rentable.

Les 4 conseils pour réussir une levée de fonds

  1. Lever des fonds pour les bonnes raisons

On ne lève pas des fonds pour combler un déficit de trésorerie. On lève des fonds pour passer un cap, s’internationaliser ou se développer. Il faut vendre aux investisseurs une situation future qui est censée lui rapporter de l’argent.

  1. Soigner son executive summary

Lever des fonds c’est un jeu de séduction et « l’exec » c’est la photo Tinder de votre startup. Les fonds reçoivent près de 1.200 dossiers par an, seulement 200 sont creusés et 50 startups seront reçues. Au final, ils n’investiront que dans 4 à 5 projets. L’executive summary est donc hyper important pour donner envie à la personne qui lit votre business plan de vous rencontrer. Comme sur Tinder, soyez honnête sur la photo. Même s’il est possible d’appliquer un filtre, les retouches Photoshop sont interdites.

  1. Utiliser le réseau et les événements à bon escient

Vous devez absolument bosser votre pitch de 1 minute pour pouvoir séduire des investisseurs, des business angels ou même des particuliers lors de soirées. Échangez avec eux pour qu’ils vous fassent des retours. Si c’est trop tôt, vous devez absolument entretenir la relation avec les investisseurs rencontrés pour préparer vos rencontres futures. Mais attention à ne pas être non plus de TOUTES les soirées… les gens vont finir par se demander si vous bossez vraiment de temps en temps.

  1. Comme pour un mariage, il faut choisir ses investisseurs

Peu de startups peuvent se le permettre, mais si vous êtes en situation favorable, n’hésitez pas à faire jouer la concurrence. Il faut que vos investisseurs partagent votre vision et soient dans le même état d’esprit que vous. Il vaut mieux parfois lever moins avec les bonnes personnes que l’inverse.

S: start.lesechos.fr/

À propos Franck NYAYEE

Stratège Marketing digital - Ex Social Media Manager- Chef Régie Publicitaire digitale & Affiliation, Directeur Africa Top Radio à UMALIS Group - AFRICA TOP Speaker - Formateur sur les thématiques marketing, les stratégies digitales avancées et la transformation numérique des entreprises et organisations. Mon Blog: www.cdumarketing.com / Je livre mes analyses et réflexions. Mail: nyayee_franck@yahoo.fr

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Paypal CasinosCasino No Deposit BonusCasino Bonus Codes